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Le temps du repos


Temps de vacances, temps de repos. La Bible, si elle parle du travail de la Création, nous parle aussi de «repos».

Se reposer, dans la Bible, c’est contempler l’œuvre de Dieu. Lisez ce qu’en dit Jacques Nieuviarts, bibliste.

«Et Dieu vit que cela était bon ! Ce fut le septième jour, et il se reposa !».
La chose est dite dès la toute première page le la Bible. Comme pour apprendre aux hommes à vivre, peu à peu, à la manière de Dieu.
Or Dieu crée, il donne, il communique son être et le monde est. Il crée l’homme, à son image, pour qu’il apprenne à vivre de même. Qu’il apprenne à vivre au… tempo de Dieu, en donnant lui aussi. Et soir et matin, arrive le septième jour. Au septième jour, Dieu contemple l’œuvre de ses mains, apprenant à l’homme à faire de même : à reconnaître l’œuvre de Dieu réalisée par ses propres mains.

«Et Dieu vit que cela était bon !»
Et l’homme apprend à voir de même. Il lui faut le temps de ce sabbat, le temps du septième jour, du jour sans œuvre ni travail autre que de contempler l’œuvre donnée par Dieu.
Viendra alors, après ce sabbat, le huitième jour, qui est comme un premier jour, le temps d’une œuvre marquée du signe de la résurrection, du petit matin de Dieu, de sa vie, de son rayonnement. Pour le disciple de Jésus, le chant de la création porte en effet la marque du matin de la résurrection où tout est recréation. La résurrection de Jésus illumine le temps, le bénit, le marque de la présence lumineuse de Dieu, invitant l’homme à vivre à un autre rythme : celui de Dieu.
Le temps du repos est dès lors ce temps nécessaire à l’homme pour s’asseoir (la racine qui en hébreu donne le sabbat). Pour que nous apprenions à contempler, à voir autrement, à reconnaître la bonté de l’œuvre de Dieu passée par nos mains. Nos mains se déprennent alors du présent, le temps se déprend de lui-même, pour laisser l’homme libre, à l’image de Dieu.

La Bible n’encourage pas à l’oisiveté, jamais ! Mais à la contemplation. Elle rappelle que le temps de l’homme est marqué de l’encoche de la grâce, de la gratuité, de la beauté, de la présence de Dieu. Et elle invite doucement l’homme à le reconnaître. Et cette joie infinie, nul ne peut l’altérer ni la ravir. Elle est en la vie de l’homme la marque du temps de Dieu.

Jacques Nieuviarts






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